Le 08 mars 2010 est la 100ème journée internationale de la femme célébrée à travers le monde. L'Agence de Diffusion du Droit Internationale Humanitaire en Afrique Centrale, ADDIHAC en sigle, saisit cette occasion pour interpeller la communauté internationale sur la situation de la femme en Rép. Démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie Est.
En effet, à l'est de la Rép. Démocratique du Congo, les femmes sont des cibles privilégiées pour les différentes parties aux conflits armés: armée régulière et groupes armés sans oublier les fonctionnaires de l'Etat.
Pourtant, les différents instruments juridiques internationaux adoptés et ratifiés par les Etats protègent les femmes pendant les conflits armés Force est de constater que ces textes juridiques sont constamment violés par les différentes parties aux conflits armés à l'est de la RD Congo qui utilisent le viol comme une arme de guerre.
La situation des femmes dans cette partie du pays ne cesse d'être dénoncée par les différentes organisations humanitaires. Présentement, plusieurs personnalités étrangères se rendent dans la province du Kivu pour visiter et consoler les femmes violées.
L'ADDIHAC pense que la visite et la consolation des victimes ne suffisent pas. Il faut également envisager des solutions radicales pour dissuader les criminels violeurs. Pour ce faire, il est important que le procureur de la Cour Pénale Internationale ouvre une enquête sur le viol dans cette partie du pays afin d'identifier les présumés coupables et les traduire en justice, car le viol est un crime de guerre qui relève de la compétence de cette juridiction internationale.
L'ADDIHAC est convaincue que l'impunité dont bénéficient les coupables de viol est à l'origine de la recrudescence de ces actes ignobles qui révoltent la conscience universelle.
En outre, elle reproche au gouvernement de la RDC son incapacité d'assurer la protection des femmes de l'Est contre le viol qui est devenu un vécu quotidien. Enfin, l'ADDIHAC demande à la Mission des Nations Unies en RD Congo de bien accomplir sa mission de protection de la population civile, notamment les femmes.